Prendre soin de sa santé mentale

Lorsque l’on vit une période de changement suite à la perte d’un emploi, des moments d’incertitude liés au chômage ou une situation plus durable de non-emploi, il est particulièrement important de prendre soin de sa santé mentale. 4 « bonnes habitudes » peuvent aider à maximiser son bien-être et sa qualité de vie lorsque l’on n’a pas de travail :

 

1.    Se fixer des objectifs quotidiens réalistes

La première étape pour faire face aux effets de la perte d’un emploi et du chômage est d’accepter que les sentiments éprouvés (tristesse, anxiété, frustration, etc.) sont normaux. Il faut aussi pouvoir reconnaître son chagrin et vivre les étapes « du deuil de l’emploi » de la même manière qu’on le ferait lors du décès d’un être cher. Il s’agit de faire le deuil :

  • Des activités professionnelles passées qui structuraient la vie quotidienne ;
  • Des relations avec les collègues ;
  • Du statut social qu’apporte le fait d’avoir un emploi. 

Dans ces périodes plus difficiles, la motivation peut diminuer. Il est pourtant important de continuer à se fixer des objectifs et avoir des projets qui favorisent le bien-être psychique. Ces objectifs doivent être réalistes et motivants. Il s’agit de se concentrer sur le moment présent, sur ce que l’on peut contrôler dans le quotidien en fonction de son état physique et psychique plutôt que de définir des plans pour l’avenir qui est encore plein d’incertitude. 

Exemples d’objectifs quotidiens réalistes : 

  • Prendre soin de son chez-soi ;
  • Sortir se promener ;
  • Rencontrer un·e ami·e pour prendre un café ;
  • Faire une activité physique ou du bénévolat ;
  • Envoyer des postulations.

Ces activités permettent de donner un but à ses journées.

Réaliser ces objectifs contribue à rester occupé et à améliorer sa confiance en soi. 

 

2.    Conserver un rythme de vie

Lorsque la journée ou la semaine n’est plus rythmée par une occupation professionnelle, il peut parfois être difficile de se lever le matin ou de se coucher le soir à une heure raisonnable. Même si le quotidien n’a plus la même structure, il est important de garder un rythme durant ses journées. Se lever tous les jours à la même heure, faire une balade, préparer les repas, effectuer des postulations, pratiquer une activité physique, prendre un café avec un·e proche, etc. sont des exemples d’activités qui permettent d’établir une routine sur la journée ou la semaine. Avoir une routine définie aide à maintenir de bonnes habitudes de sommeil. Conserver un rythme facilitera la reprise du travail ou d’une autre activité par la suite.  

 

3.    Maintenir des activités sociales et qui font du bien

Pour maintenir une bonne santé mentale, il est indispensable de conserver des activités sociales, même en période de chômage ou de non-emploi. Ces activités doivent faire plaisir et permettre de voir du monde pour maintenir autant que possible les contacts sociaux.

Différentes activités permettent de rester en lien avec les autres :

  • Sortir régulièrement pour prendre l’air, bouger, se promener dans la nature, en ville, dans son quartier ou son village (voir le chapitre « Prendre soin de sa santé physique ») ;
  • Suivre un cours ou une activité en groupe, apprendre quelque chose de nouveau ;
  • Rencontrer ses ami·e·s, sa famille ;
  • S’occuper de ses enfants, de ses neveux et nièces ou petits-enfants ;
  • S’engager dans une activité bénévole : aider les autres est bon pour la santé mentale et permet de faire de nouvelles rencontres ; 
  • Participer à des activités culturelles (théâtre, cinéma, concert, visite de musée, etc.) ;
  • Participer à la vie sociale ou associative de son quartier, de sa commune ;
  • Apprendre à mieux connaître quelqu’un de son entourage proche, comme un voisin ou une voisine par exemple ;
  • Participer à des activités proposées par une organisation de sa région (clubs sportifs, associations culturelles, paroisses, etc.).

 

4.    Renforcer les contacts avec l’entourage 

Les contacts familiaux et amicaux améliorent la qualité de vie et sont bénéfiques pour l’humeur. Ils réduisent le risque de dépression, d’anxiété et d’autres problèmes de santé mentale. 

Garder le contact avec son entourage est très important, même si cela demande parfois des efforts. Il n’est jamais trop tard pour reprendre contact avec de vieilles connaissances ou rencontrer de nouvelles personnes. Le soutien de l’entourage est particulièrement important lors de certains changements ou moments difficiles de la vie comme la perte d’un emploi, par exemple. 

Lorsque l’on commence à se sentir isolé·e ou à souffrir de la solitude, il ne faut pas hésiter à en parler à des proches et demander de l’aide un·e professionnel·le. 

Ressources

Service socio-culturel, maisons de quartier de sa commune

Les centres de compétences pour le bénévolat dans les différents cantons :

A lire aussi

Neuchâtel

Retrouvez ici toutes nos ressources « Santé mentale et chômage » pour le canton de Neuchâtel.


Vaud

Retrouvez ici toutes nos ressources « Santé mentale et chômage » pour le canton de Vaud.


Genève

Retrouvez ici toutes nos ressources « Santé mentale et chômage » pour le canton de Genève.


Rôle des professionnel·le·s

Les collaboratrices et collaborateurs des offices régionaux de placement, des services sociaux...


Ressources pour les professionnel·le·s

Différentes ressources sont à disposition des professionnel·le·s qui accompagnent des personnes...


Prendre soin de sa santé physique

Dans des moments plus difficiles comme une période de chômage ou de non-emploi prolongée, il est...


Valais

Retrouvez ici toutes nos ressources « Santé mentale et chômage » pour le canton du Valais.


Jura

Retrouvez ici toutes nos ressources « Santé mentale et chômage » pour le canton du Jura.


Gérer ses consommations

Lorsqu’une personne se retrouve sans emploi, elle aura peut-être tendance à fumer plus, à consommer...


Fribourg

Retrouvez ici toutes nos ressources « Santé mentale et chômage » pour le canton de Fribourg.


Top